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Crédit
photos : Romain Joly |
Créajeunes :
Un parcours de formation, d’accompagnement et de financement spécialement conçu pour les jeunes
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Dès
sa création en 1989, l’Adie est présente
dans les quartiers défavorisés. C’est
en Seine-Saint-Denis qu’elle a démarré son
activité. L’Adie est aujourd’hui
présente sur 88 quartiers classés en
Zone Politique de la Ville (ZPV). Cette présence
se traduit concrètement par 28 antennes permanentes
(20% des antennes de l’association) et 49 points
d’accueil réguliers.
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Depuis le démarrage de son action
dans les quartiers, l’Adie a octroyé plus
de 4000 microcrédits à des personnes
issues de ces quartiers générant la création
de plus de 4000 entreprises et de 5460 emplois. En
cinq ans, depuis l’extension des actions à l’ensemble
du territoire national, le nombre de microcrédits
accordés a été multiplié par
dix.
Les créations d’entreprise dans les quartiers
se situent pour la plupart dans le secteur du commerce
et des services. Leur taux de pérennité est
du même ordre que la moyenne nationale : 64%
au bout de deux ans. Le taux d’impayés est
de 5,5% et la perte finale ne dépasse pas 3,8%.
L’Adie intensifie son action dans les quartiers
sensibles en respectant les points-clés de son
approche : information et conseils proposés
au plus près des créateurs potentiels,
accès facile et rapide au crédit, accompagnement étalé dans
la durée sur tous les aspects de la vie de l’entreprise.
Elle s'appuie sur son réseau de partenaires :
Etat, collectivités locales et territoriales,
associations de lutte contre l'exclusion, banques,
financeurs fortement désireux d’apporter leur concours à une
action citoyenne… Et, bien sûr, sur ses
permanents et des bénévoles spécialement
formés à une intervention sur ces territoires.
Avec le microcrédit, l’Adie souhaite mettre
le développement économique et l’emploi
dans les quartiers au cœur de son action.
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Selon
un sondage réalisé par
l’IFOP pour l’Adie et le Crédit Immobilier
de France en mars 2006, un jeune sur deux et plus d’une
personne sur quatre issus des quartiers souhaitent créer
leur entreprise. Ces résultats traduisent à la
fois la difficulté de trouver un travail salarié et
le dynamisme de la population des quartiers, la plus
jeune de France. Ces résultats sont supérieurs à ceux
de la moyenne nationale* pour ce qui concerne la propension à entreprendre
(27% contre 20%).
Ils rejoignent l’analyse de l’Adie qui, sur
la base de l’action menée notamment avec
l’appui du Crédit Immobilier de France, évalue
le nombre potentiel de créateurs d’entreprise
dans les quartiers à 10% de la population active.
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Cinq actions sont
nécessaires pour
lever les principaux obstacles au développement
de micro-entreprises par les publics en difficulté :
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Un
cadre institutionnel plus favorable. La surtaxation du travail indépendant condamne
un grand nombre de micro-entrepreneurs, dont le revenu
de départ est inférieur au SMIC, à exercer
leur activité au noir. Il n’est pas possible,
en effet, de payer 54 % de cotisations sociales sur des
revenus de 400 ou 500 euros par mois. Si l’on veut
permettre aux gens de travailler, de développer
leur activité, et de contribuer, à terme,
au financement du système de protection sociale. |
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Le financement
des activités économiques. Le
manque de fonds propres handicape les entreprises
au démarrage. S’agissant des personnes qui
n’ont pas d’apport personnel et qui créent
des entreprises individuelles, les seules solutions possibles
sont des primes attribuées par certains Conseils
Régionaux ou des prêts d’honneur financés
par l’Etat ou par le secteur privé. |
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Le développement
des structures d’accompagnement à la création
d’entreprise. L’accompagnement
est indispensable pour permettre aux créateurs
d’affronter les démarches administratives,
de mettre en place un système minimal de comptabilité et
de gestion, d’établir une relation bancaire
et d’identifier des perspectives commerciales
au-delà de l’intuition initiale. |
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L’accès aux
locaux professionnels dans les quartiers. Dans
les quartiers en difficulté, les locaux professionnels
sont très rares, ces quartiers ayant été conçus
comme des dortoirs. Les opérations de réhabilitation
devraient impérativement prévoir désormais
des locaux professionnels en quantité et qualité suffisante. |
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Enfin, l’information
et la communication sur la création d’entreprise
: mieux faire connaître le microcrédit
et les dispositifs d’aide à la création
d’entreprise aux publics en difficulté,
notamment auprès des jeunes. |
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